RCA/CNEF : LA CONJONCTURE ECONOMIQUE NATIONALE ET LES PERSPECTIVES ECONOMIQUE DE L’ANNEE EN COURS AU MENU DES TRAVAUX DE LA SESSION ORDINAIRE DU JUILLET 2023

hervé NDOBA Ministre des Finances et du Budget

Le ministre des finances et du budget Hervé Ndoba, par ailleurs président statutaire du Comité National Economique et Financier de la République Centrafricaine (CNEF), a présidé le 12 juillet 2023, en la salle de conférences de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC), la deuxième session ordinaire de l’année en cours dudit comité, en présence de Félix Moloua, Premier ministre, chef du gouvernement, ministre d’Etat chargé de l’Economie, du plan et de la coopération.

D'emblée, après avoir pris connaissance du procès-verbal de la réunion du 24 mars 2023 et de l’état de mise en œuvre des résolutions adoptées lors des précédentes sessions, le CNEF a examiné le rapport de la conjoncture qui a mis en évidence l’évolution récente de l’environnement économique international, la conjoncture économique nationale à fin avril 2023 et les perspectives macroéconomiques pour l’année 2023.

Il importe de souligner qu’au plan international, le comité a noté un ralentissement de l’économie mondiale, dont le taux de croissance devrait revenir de 3,4 % en 2022 contre 2,8 % un an plus tard, en raison de la poursuite de la guerre en Ukraine, de l’orientation restrictive des politiques monétaires par la plupart des banques centrales pour juguler l’inflation et de la résurgence des tensions au niveau du secteur financier, l’inflation mondiale de son côté reculerait pour s’établir à 7,0 % en 2023 contre 8,7 % en 2022.

Au niveau national, les membres du CNEF ont pris acte de la poursuite de la reprise des activités économiques à fin avril 2023, notamment dans les branches agricoles, sylvicoles, minières et manufacturières. Toutefois, cette reprise demeure fragile en raison de la persistance des difficultés d’approvisionnement en carburant, de la fragilité de la situation sécuritaire dans certaines régions du pays et des transitions pesantes sur les finances publiques.

Pour ce qui concerne les perceptives économiques pour 2023, elle serait caractérisée par une progression du PIB en terme réelle à 0,6 % contre +0,2 % en 2022. Une hausse des tensions inflationnistes, avec un taux d’inflation qui atteindrait 6,9 % à fin décembre 2023, en moyen annuelle, contre 5,6 % un an plus tôt. Un recul du déficit budgétaire, base engagement, hors dons, à 9,7 % du PIB contre 10,6 % du PIB en 2022, et une réduction du déficit des transactions courantes à 9,7 % du PIB, contre 10,5 % du PIB en 2022.

Sur le plan de la monnaie, la masse monétaire progresserait de 9,5 % en 2023, contre 2,1 % en 2022, en raison principalement de la forte hausse attendue des avoirs extérieurs nets, qui devraient se situer à 326,3% du fait de la bonne tenue des exportations au niveau des secteurs des mines et du bois et la reprise des appuis budgétaire par certains partenaires.

En outre, les membres du CNEF ont pris note de la situation du système bancaire à fin avril 2023, de celle du secteur de la microfinance à fin mars 2023 et de l’évolution du marché financier régional à fin décembre 2023.

Pour clore, le CNEF a pris connaissance de la situation du taux effectif global (TEG) au premier trimestre 2023 qui a mis un exergue la persistance du coût élevé des crédits bancaires en République Centrafricaine.